Pourquoi la plupart des emails de relance échouent
Le problème n'est presque jamais le fond. Votre offre peut être excellente. Si votre email est trop long, trop centré sur vous, ou perçu comme une simple copie du premier message, il sera ignoré.
Les trois erreurs les plus fréquentes : relancer avec exactement le même message en changeant juste l'objet, commencer par "Je me permets de revenir vers vous" (formule perçue comme intrusive), et ne donner aucune raison nouvelle de répondre.
La structure en 4 parties qui fonctionne
1. Un objet court et différent
Ne reprenez pas le même objet. Essayez quelque chose de direct et personnel. "Question rapide", "Toujours d'actualité ?" ou "[Prénom],2 minutes ?" génèrent de meilleurs taux d'ouverture qu'un objet descriptif.
2. Une accroche qui contextualise sans accuser
Ne commencez pas par "je n'ai pas eu de retour de votre part". C'est accusateur. Commencez plutôt par reconnaître que votre interlocuteur est occupé, ou apportez une information nouvelle comme prétexte à la relance.
3. Une valeur ajoutée ou une question fermée
Donnez une raison de répondre. Une étude récente liée à leur secteur, un chiffre pertinent, ou simplement une question à laquelle il est facile de dire oui ou non. Les questions fermées obtiennent beaucoup plus de réponses que les questions ouvertes.
4. Un appel à l'action minimal
Ne demandez pas un rendez-vous d'une heure à un prospect qui ne vous a pas encore répondu. Demandez 15 minutes, ou même juste une confirmation d'intérêt. Moins vous en demandez, plus vous avez de chances d'obtenir quelque chose.
Exemples prêts à utiliser
Objet : Toujours d'actualité ?
Bonjour [Prénom],
Je sais que les agendas sont chargés en ce moment, donc je fais court.
Est-ce que la question de [problème que vous résolvez] est toujours quelque chose sur laquelle vous travaillez ?
Si oui, je serais ravi d'échanger 15 minutes cette semaine. Sinon, dites-le moi,pas de souci.
Bonne journée,
[Votre prénom]
Objet : Un chiffre qui m'a fait penser à vous
Bonjour [Prénom],
Je suis tombé sur une étude qui montre que les équipes commerciales perdent en moyenne 3h par semaine à réécrire leurs emails. Je me suis dit que ça pouvait vous parler.
C'est exactement le problème que [votre produit/service] résout pour nos clients.
Auriez-vous 15 minutes jeudi ou vendredi pour en discuter ?
[Votre prénom]
Vous avez rédigé votre relance mais vous n'êtes pas sûr du ton ? Collez votre texte dans Bernadette et utilisez le bouton "Ton professionnel" ou "Ton persuasif" pour l'ajuster en un clic avant d'envoyer.
Quand relancer et combien de fois
La règle généralement admise : maximum 3 relances espacées de 3 à 5 jours ouvrés. Au-delà, vous risquez de nuire à votre image. Si après 3 relances vous n'avez toujours pas de réponse, envoyez un dernier email de "rupture",paradoxalement, c'est souvent celui qui obtient le plus de réponses.
Objet : Je ferme votre dossier
Bonjour [Prénom],
N'ayant pas eu de retour, je suppose que ce n'est pas le bon moment. Je ne vais pas vous solliciter davantage.
Si la situation évolue de votre côté, mon contact reste disponible.
Bonne continuation,
[Votre prénom]
Ce qu'il faut retenir
Un bon email de relance est court, apporte quelque chose de nouveau, et demande peu. Il respecte le temps de votre interlocuteur et lui laisse une porte de sortie facile. Paradoxalement, c'est cette légèreté qui le rend plus efficace.
Et si la formulation vous prend du temps, c'est exactement pour ça que Bernadette existe.
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